Revue Hommes et migrations

Le rromani : une langue pauvre et nue ?

Par Marcel Courthiade, Professeur à l’Inalco, l’Institut national des langues et civilisations orientales, responsable des études linguistiques Rromani, commissaire à la langue et aux droits linguistiques de l’union Rromani internationale, Paris

Article issu du N°1275,  septembre-octobre 2008 : Minorités et migrations en Bulgarie
Rubrique : Article de dossier

Résumé

Aujourd’hui sonne l’échec de cinquante ans de politiques sociales appliquées aux Rroms : l’erreur radicale a été de traiter un peuple européen comme “du vent le jouet, du monde le rebut” – comme l’écrivait Rajko Đurić. Avec ce malentendu destructeur qui a tout du cercle vicieux et refuse aux intéressés l’autonomie, la responsabilité et l’égalité, la langue rromani, ou plutôt sa négation, joue un rôle essentiel. En effet, cette langue n’est autre que le levier pouvant faire basculer le négatif des identités (a)sociales vers le positif de l’identité culturelle nationale, avec tous les trésors de son patrimoine – et inversement.

Pour citer ce document

Par Marcel Courthiade, Professeur à l’Inalco, l’Institut national des langues et civilisations orientales, responsable des études linguistiques Rromani, commissaire à la langue et aux droits linguistiques de l’union Rromani internationale, Paris « Le rromani : une langue pauvre et nue ? », Revue Hommes et migrations. Article issu du N°1275, septembre-octobre 2008 : Minorités et migrations en Bulgarie.
Mis à jour le : 14/06/2011, http://www.hommes-et-migrations.fr/index.php?id=5107

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