Revue Hommes et migrations

Cultures en migrations

Conférences • mardi 10 janvier, 20h00 • Centre d’hébergement Jean Quarré, Paris

Table des matières

Cycle de conférences sur les apports artistiques et culturels des migrations d’hier et d’aujourd’hui organisé par Emmaüs Solidarité en partenariat avec la revue

Un cycle de conférences débuté en 2016 et qui va se poursuivre par une première conférence sur l'Habit..

L'habit ne fait pas le migrant

La mode et les migrations ont des histoires étroitement mêlées. Les mondes de la confection, de la retouche, de la braderie ou de la friperie, celui de la maroquinerie ou de la cordonnerie sont des secteurs traditionnels d’insertion des migrants à l’économie française, où ils se manifestent par un entrepreneuriat dynamique. Les commerces dits « ethniques » s’adressent à des clientèles d’origine étrangère pour vendre des tissus, des vêtements ou des produits cosmétiques importés de leur pays d’origine, favorisant la circulation des marchandises associées aux migrations. Ils sont ouverts aussi à une clientèle plus large qui apprécie d’autres horizons esthétiques. La migration a ecte les modes vestimentaires de ceux qui décident de vivre ailleurs. Certains vêtements sont abandonnés au pro t de ceux de la société française, d’autres sont conservés dans l’espace privé de la famille ou réservés à des évènements familiaux ou festifs. Les pratiques vestimentaires nous renseignent plus largement sur les cultures des populations immigrées.

Une séance avec Nancy L. Green, historienne, directrice d’études à l’EHESS, spécialiste de l’histoire comparée de la confection et de l’immigration Paris-New-York (1880)1980, a publié récemment Les Américains de Paris : Hommes d’affaires, comtesses et jeunes oisifs, 1880-1941 (Belin, 2014). Elle abordera la question des métiers de la mode et de l’habillement, de la confection dans les ateliers où travaillent les migrants à Paris.

Informations pratiques

Centre d’hébergement Jean Quarré,12 rue Henri Ribière, 7019 Paris

Entrée libre - attention, places limitées.

Haut de pageremonter