Revue Hommes et migrations

Rachid Taha, la voix des "Beurs"

Par Naïma Yahi, Historienne, chercheure associée, Urmis, université de Nice-Sophia Antipolis

Article issu du N°1325,  avril-juin 2019 : Paris-Londres
Rubrique : Article de dossier

Rachid Taha nous a quittés dans la nuit du 11 septembre 2018. Il était considéré comme l’un des plus grands rockeurs franco-algé-riens de sa génération. Ce qui semblait alors une contradiction identitaire pour les uns ne l’était pas pour Rachid Taha qui fredonnait  : "Français tous les jours, Algérien toujours."

Quand il se met à chanter du rock arabe dans les quartiers à la fin des années 1970 au sein de son groupe Carte de séjour, il devient la voix de la génération « beur », celle ni tout à fait française, ni tout à fait immigrée. En effet, à cette époque, personne ne considère les enfants de l’immigration maghrébine comme français, y compris eux-mêmes. Ce « cri » en provenance de la banlieue lyonnaise, ce « Rock beur » est né d’un mélange de mobilisations contre les crimes racistes et sécuritaires et de l’engouement pour la musique d’outre-manche.

Pour citer ce document

Par Naïma Yahi, Historienne, chercheure associée, Urmis, université de Nice-Sophia Antipolis « Rachid Taha, la voix des "Beurs" », Revue Hommes et migrations. Article issu du N°1325, avril-juin 2019 : Paris-Londres.
Mis à jour le : 27/05/2019, http://www.hommes-et-migrations.fr/index.php?/numeros/paris-londres/8171-rachid-taha-la-voix-des-beurs

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