Revue Hommes et migrations

Diasporas iraniennes (Iranians abroad)

Avant-propos complémentaire apporté par les coordinateurs après parution

Par Amin Moghadam, Université Aix-Marseille, chercheur associé à l'Urmis et Serge Weber , Université Paris-Est Marne-la-Vallée, laboratoire Analyse comparée des pouvoirs

Contexte conjoncturel au moment de la proposition du dossier à la rédaction de la revue.

Les tensions entre l’Iran et la communauté internationale à propos de son programme nucléaire se crispent au moment où une partie de l’opposition iranienne à l’étranger fait en 2002 des révélations sur un programme nucléaire jusqu’alors méconnu. Les douze années de négociations  et de sanctions économiques contre l’Iran ont plus que jamais encouragé des Iraniens (hommes et femmes d’affaires, différentes instances de gouvernement, petits entrepreneurs, malades en attente de médicaments) à créer de nouveaux liens avec l’étranger  ou de passer par les liens diasporiques afin de contourner les sanctions et d’éviter l’asphyxie.   Le gouvernement qui a fait enfin aboutir les négociations est exemplaire quant aux parcours de ses membres formés en grande partie dans les universités occidentales et ce n’est pas une nouveauté – preuve que l’histoire de l’Iran, comme pour tout autre pays, s’écrit au-delà du récit de ses frontières et d’une définition univoque de la citoyenneté. 

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Tensions between Iran and the international community surrounding its nuclear ambitions heightened when part of the Iranian opposition made revelations about a nuclear programme about which little had previously been known. Twelve years of negotiations and economic sanctions have encouraged Iranians - businessmen and women, government bodies of various kinds, small-business owners, patients awaiting medicines and so on - more than ever to create new links with the outside world, or use their links with the Iranian diaspora to get around sanctions and avoid asphyxia. The government which finally led negotiations to a successful conclusion is exemplary in terms of the background of its members, most of them educated at Western universities. This is not a novelty: it illustrates how the history of Iran, like that of any other country, is written beyond a simple account of its borders and one unequivocal definition of citizenship.

Traduit par Nigel Wilkinson

introduction complète du dossier en anglais

Par Amin Moghadam, Université Aix-Marseille, chercheur associé à l'Urmis et Serge Weber , Université Paris-Est Marne-la-Vallée, laboratoire Analyse comparée des pouvoirs

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